Rédaction de rapports, d’essais et d’analyses critiques

Une autre compétence dont la maîtrise est essentielle au professionnel de l’information est la communication écrite. Cette dernière peut prendre plusieurs formes : compte rendu critique, rapport, procédure, dépliant éducatif, revue de la littérature, travail de recherche, etc. J’ai eu à rédiger, au cours des deux dernières années, plusieurs types de documents qui m’ont permis d’apprendre les exigences de différents formats et d’adapter ma rédaction en conséquence.

Au cours de ma formation scolaire, j’ai eu à rédiger différents types de travaux. Par exemple, dans le cours ISI 5304 Information Resource Discovery, j’ai eu à rédiger un essai portant sur un processus de recherche intitulé « La sérendipité en recherche d’information ». Pour réussir l’exercice, je devais d’abord lire un article portant sur cette théorie de recherche (la sérendipité) et en faire un compte rendu. Par la suite, j’avais la tâche de trouver deux articles portant sur cette théorie et d’expliquer l’approche de chacun des auteurs à propos de la sérendipité.

Le principal défi de ce travail de rédaction aura été la concision. En effet, il m’était demandé de résumer une théorie comportant de nombreux aspects, de même que deux articles scientifiques en 6 à 8 pages à double interligne. J’ai appris lors de la rédaction de ce travail à faire un choix de mots et d’expression en fonction de leur richesse sémantique pour être en mesure d’exprimer un maximum d’idées en un minimum de mots et ainsi être en mesure de répondre aux critères d’évaluation, notamment la complétude des composantes de la théorie étudiée.

Lien vers le travail remis : La sérendipité en recherche d’information

Un exercice que j’ai dû compléter dans le cadre de ma formation est une revue de la littérature que j’ai effectuée dans le cours ISI 6721 Archives et gestion des documents. Une revue de la littérature consiste en la lecture d’articles portant sur un sujet commun, dont on résume les principaux arguments en les confrontant les uns aux autres. Ce type de travail demande une compréhension fine des textes à l’étude pour être capable d’en extraire des thématiques communes dans lesquelles les auteurs exposeront des arguments parfois divergents. Les compétences en rédaction requises pour réussir une revue de la littérature sont la capacité de faire ressortir les nuances dans l’argumentation des auteurs, de circonscrire les idées les plus importantes à partir de plusieurs articles et être en mesure de situer sa propre argumentation au milieu de toutes ces données. L’apprentissage que j’ai tiré de ce travail est des plus pertinents pour mon plan de carrière parce que je devrai situer mon projet de recherche par rapport aux autres recherches effectuées sur ce sujet pour être en mesure d’en établir l’originalité. Ainsi, déjà connaître le processus rédactionnel d’une revue de la littérature me permettra de me concentrer sur son contenu.

Lien vers le travail remis : Revue des littératures

Enfin, j’ai aussi eu à rédiger des documents selon un format plus professionnel. Les documents professionnels se distinguent des documents scolaires, puisqu’il ne s’agit pas d’exposer ma compréhension d’un concept, mais plutôt d’exposer ma connaissance d’éléments utiles pour une organisation donnée en lien avec un problème/projet précis. J’ai eu l’opportunité de m’exercer à ce type de rédaction dans le cadre du cours ISI 6722 Préservation de l’information numérique, puisque le travail final consistait à recommander une approche de numérisation et de préservation d’une collection de la bibliothèque de Parc Canada. Pour ce faire, je devais analyser les besoins de l’organisme en fonction de ses capacités à produire une collection numérique à partir d’une collection papier déjà en sa possession. Je devais par la suite observer les risques liés au processus et en évaluer l’impact sur le projet tout en prenant en compte les contraintes de l’organisation, par exemple, le budget alloué pour la réalisation du projet. J’ai conclu cet exercice par des recommandations pour la numérisation de la collection en tenant compte de tous les éléments mentionnés plus tôt.

Dans la rédaction de ce travail, je devais d’abord montrer ma connaissance de l’organisation à qui j’allais faire des recommandations afin d’exprimer de façon claire les liens entre les recommandations et les besoins de l’organisation. Ensuite, je devais m’exprimer de façon claire et précise pour que mes potentiels lecteurs comprennent rapidement mon argumentation. Dans le cas contraire, je n’aurais pu soutenir leur attention ce qui aurait eu pour conséquence de rompre mon intention de communication. Enfin, il était nécessaire que j’appuie mes recommandations avec de la documentation fiable pour que les personnes lisant les recommandations perçoivent que mes recommandations étaient fondées sur les pratiques exemplaires des différents organismes reconnus du domaine de la préservation de l’information numérique.

Lien vers le travail remis : Travail final- Préservation de l’information numérique

L’enseignement que j’ai tiré de ce travail m’a fait comprendre l’importance d’appuyer mes arguments sur des sources fiables et reconnues par mon auditoire. J’ai pu mettre à profit ce précieux apprentissage lors de mon stage coop, ce qui m’a permis d’acquérir une certaine crédibilité dans la présentation d’information.

Un des projets que j’ai réalisés lors de mon stage à la bibliothèque de la Cour suprême du Canada est la rédaction d’un processus d’archivage web. Pour réaliser ce projet, j’ai étudié la question de l’archivage web pour en extraire les fondements, les pratiques exemplaires selon plusieurs organismes (dont le Secrétariat du Conseil du Trésor), et les logiciels utilisés pour procéder à ce type de manœuvre. Une fois ma documentation bien comprise, j’ai rédigé le processus en tentant de bien reprendre chacune des étapes nécessaires à la bonne réalisation de la tâche et en expliquant les raisons des pratiques suggérées (emplacement du stockage des documents, le logiciel utilisé). Une fois ce document rédigé, j’ai compris que, bien que complet et documenté, mon texte ne répondait pas à un besoin de l’utilisateur, à savoir expliquer clairement les étapes du projet. En effet, mes étapes se perdaient à travers tout le texte explicatif. J’ai donc composé un deuxième document, abrégé, dans lequel on retrouvait que les étapes, décrite de façon claire et efficace. J’ai donc répondu aux besoins de mes utilisateurs en modifiant mon processus de rédaction. Ce document fut fort utile, autant pour les usagers que pour moi-même. Il m’a d’abord aidé à éprouver le processus parce que j’ai pu déterminer avec l’usager les étapes pertinentes et celle qui nécessitaient une amélioration. Le document corrigé a ensuite été utilisé comme aide-mémoire par les personnes responsables d’effectuer la tâche (voir aussi les sections Préservation de l’information numérique et Éducation et formation).

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