L’organisation des savoirs: porte d’entrée de l’information

L’organisation de l’information consiste en une méthode de disposition de l’information pour la rendre intelligible et accessible. Les données peuvent, par exemple, être classées dans des bases de données, identifiées à l’aide de métadonnées, recensées dans des index, etc. Cet aspect des sciences de l’information est d’une grande importance, puisqu’elle permet d’optimiser le rapport à l’information par l’accroissement des possibilités de recherche et de préservation. La connaissance de cet aspect des sciences de l’information est donc essentielle pour une gestion efficace de l’information d’une organisation.

Lors de ma première session, j’ai eu à suivre le cours obligatoire ISI 5302 Knowledge organization au cours duquel j’ai appris les rudiments de l’organisation des savoirs. J’ai pu mettre à profit mes connaissances lors du travail final qui consistait en l’évaluation d’une base de données de référence (LISA) et, plus particulièrement, en l’analyse de trois aspects : le thésaurus, le système de recherche par facettes et le système d’indexation des références. J’ai effectué l’examen de cette plateforme en effectuant une recherche portant sur l’utilisation des facettes en contexte de design web.

J’ai appris au cours de cette expérience à examiner une base de données avec un sens critique plus aiguisé du fait que j’avais acquis des connaissances pertinentes pour accomplir cette tâche. Mon analyse de la plateforme m’a permis de percevoir les lacunes dans l’organisation de l’interface, notamment dans le thésaurus — présentation visuelle ne contribuant pas à l’efficacité de la recherche (accès limité aux options de recherche), la présence de sous-classes non pertinentes pour la recherche entreprise, etc. — et dans le système de recherche par facettes — choix de facettes ne permettant pas de restreindre la recherche efficacement, par exemple. L’indexation des références, divisées en deux catégories (« Références » et « Cités par »), m’a permis d’obtenir de bons résultats de recherche, puisque j’ai pu, à l’aide de ces fonctionnalités, élargir ou restreindre ma recherche, et établir une connectivité certaine entre les ressources suggérées.

Lien vers le travail remis: Travail final-Knowledge Organisation

J’ai poursuivi mon apprentissage de l’organisation des connaissances dans le cours ISI 5705 Principes de gestion pour le professionnel de l’information. Dans le cadre du travail de recherche pour lequel j’ai dû faire un plan de projet, je devais suggérer, avec mon équipe, un nouveau service pour être à la fine pointe de la diffusion des connaissances. Nous avons choisi de proposer une refonte du moteur de recherche du Centre des ressources du Musée canadien de l’histoire pour le conformer aux exigences d’un moteur de recherche par facettes. Nous avions en effet appris dans le cours ISI 5302 Knowledge organization que ce type de moteur de recherche était plus efficace qu’un moteur de recherche traditionnel constitué selon la classification hiérarchique parce que les facettes permettent de représenter l’objet plus spécifiquement selon les facettes qui le composent, et par conséquent rendent la recherche plus précise et plus efficace.

Pour être en mesure de constituer le meilleur plan de projet possible, nous avons dû nous renseigner plus en profondeur sur le système de classification par facettes afin de pouvoir constituer des étapes de réalisation en adéquation avec le projet. Ces connaissances nous permettaient par ailleurs de mieux vendre notre idée au promoteur du projet. Nous avons donc argumenté sur le fait que le moteur de recherche par facettes permettaient une combinaison de critères de recherche et non pas une diminution des résultats à mesure que l’usager s’enfonce dans la hiérarchie du moteur de recherche traditionnel. Nous avons souligné que les facettes permettaient à l’usager de ratisser plus large dans sa recherche tout en obtenant des résultats plus précis. Par conséquent, la recherche était facilitée pour l’utilisateur, qui voyait ainsi l’accessibilité aux ressources s’agrandirent.

En proposant la classification par facettes à notre promoteur comme moyen d’être à la fine pointe de la diffusion des connaissances, notre intention était de lui exposer comment il pourrait accroître la visibilité de sa collection, et ainsi mieux diffuser les ressources qui la constituaient. J’aborde de nouveau ce projet dans la section Présentation orale et la section Plan de projet.

Lien vers le travail remis: Travail final-Principes de gestion

Pour être en mesure de produire des moteurs de recherche efficaces, il est important de disposer de bases de données bien élaborées pour en optimiser les performances. J’ai eu l’opportunité d’apprendre comment constituer ce type d’outils dans le cadre de mon stage à la bibliothèque de la Cour suprême du Canada par l’entreprise du projet «Inventaire des enregistrements des discours des juges de la Cour suprême». Ayant initié ce projet et participé activement à chacune de ces phases, j’ai pu me familiariser avec les étapes nécessaires à l’élaboration d’une base de données de type fichier plat.

L’étape la plus importante de ce projet fut l’élaboration des métadonnées, qui allaient du même coup établir l’intitulé des colonnes de ma base de données. Cette étape, que je croyais préliminaire à la constitution de la base de données elle-même, fut en constante évolution jusqu’à la presque toute fin du projet. J’ai compris en établissant cette grille que la sélection des éléments d’une base de données est complexe. À mesure que je consultais les bases de données susceptibles de contenir des documents correspondant à ma recherche, je constatais certains éléments dont l’intégration dans la base de données était pertinente. J’ai commencé la composition de ma base de données avec 8 champs de métadonnées à remplir, mais j’ai terminé mon inventaire avec 14 champs de métadonnées.

J’ai dans un premier temps bien déterminé les métadonnées descriptives de la ressource et décidé d’introduire les champs de métadonnées qui indiquaient le nom du juge faisant un discours, le titre, la date, le lieu, etc. Pour que mon inventaire soit le plus complet possible, j’ai dû ajouter des métadonnées administratives (localisation physique, URL, code d’identification) et techniques (format de fichier). L’addition de ces métadonnées m’a non seulement permis de mieux définir chacune des ressources que j’avais trouvées, mais aussi d’en faciliter la traçabilité. De plus, les métadonnées techniques permettent, si cela intéresse l’organisation, d’assurer un suivi sur l’obsolescence des formats, qui peut être inclus dans un plan de préservation des enregistrements des discours des juges (un des objectifs préliminaires du projet, voir la section Plan de projet).

Être en mesure d’organiser l’information de façon structurée et logique, pour en extraire un maximum d’information est une compétence que je vais utiliser tout au long de mes recherches doctorales. Ma capacité à comprendre les schémas d’organisation informationnelle me permettra non seulement de savoir où chercher les données et les informations, mais aussi de les coordonner de façon à en maximiser les conclusions.

Références

Bates, M. (1998). « Indexing and access for digital libraries and the internet: human, database, and domain factors ». Journal of the American Society for Information Science, 49(13), p. 1185-1205.

Blumer, E., J. Hügi, et R. P. Schneider (2014). « The usability issues of faceted navigation in digital libraries ». JLIS. It : Italian Journal of Library and Information Science, 5(2), p. 85-100.

Ménard, E., Mas, S., et Alberts, I. (2010). « Faceted classification for museum artefacts: A methodology to support web site development of large cultural organizations ». Aslib Proceedings, 62(4/5), p. 523-532.

Mills, J. (2004). « Faceted Classification and Logical Division in Information Retrieval », Library Trends, Vol. 52 (3), p. 541–570.

Publicités