Connaissances

Le cursus du programme de maîtrise en sciences de l’information de l’Université d’Ottawa est établi de façon à assurer aux étudiants qui le suivent un niveau de connaissance minimal pour être autonomes et efficaces dans le cadre d’un emploi comme professionnel de l’information. Dans le cadre de ce portfolio numérique, j’ai choisi d’exposer les connaissances acquises lors de mon cursus scolaire que sont l’organisation de l’information, la préservation de l’information numérique et le libre accès parce qu’elles m’aideront plus particulièrement à réussir mon plan de carrière : devenir chercheuse dans le domaine de l’édition savante.

Les sections que vous trouverez dans cette catégorie:

Organisation de l’information

Préservation de l’information numérique

Libre accès

Planification et résolution de problème

Le professionnel de l’information qui détient une maîtrise dans son domaine est souvent appelé à devenir un gestionnaire de l’organisation dans laquelle il travaille, puisque son cursus scolaire lui a fourni des outils pour développer ses aptitudes en planification et en résolution de problèmes. En effet, on attend d’une personne ayant complété un deuxième cycle universitaire d’avoir la capacité à réfléchir sur des notions données, à saisir une situation dans son ensemble, à sortir des sentiers battus, et à travailler en équipe. Toutefois, la planification et la résolution de problèmes sont des compétences qui nécessitent des connaissances acquises par la scolarité ou par l’expérience. Pendant mon cursus scolaire, j’ai eu la chance d’acquérir des connaissances dans ce domaine par ces deux biais.

Les sections que vous trouverez dans cette catégorie

Plan de projet

Résolution de problème

À propos

IMG_0102Avant d’entreprendre la maîtrise en sciences de l’information, j’ai complété une maîtrise en littérature, avec une spécialisation en littérature latine. Au cours de ce cursus, j’ai eu la chance de me familiariser avec le monde de l’édition savante, puisque j’ai travaillé pendant trois ans, à titre d’assistante de recherche, à la publication de la revue Études littéraires, du département des littératures de l’Université Laval. C’est de cette expérience que je tire ma passion pour l’édition, et qui m’a incitée à m’inscrire à la maîtrise en sciences de l’information à l’Université d’Ottawa. Alors que je complétais le programme, j’ai eu de nouveau l’opportunité de participer à un projet de recherche, toujours à titre d’assistante de recherche, portant sur le libre accès, plus précisément sur les frais de traitement des articles (article processing charge APCs). Ces deux expériences, associées au cursus de la maîtrise en sciences de l’information, ont créé chez moi un désir très fort de participer à l’effort collectif de rendre accessibles les publications savantes, bien commun par excellence, à moindre coût, tout en favorisant une édition pérenne de ces contenus.

Plan de carrière et auto-évaluation

Profil professionnel

La maîtrise en sciences de l’information m’aura permis d’acquérir des connaissances dans des domaines connexes, mais distincts : bibliothéconomie, archivistique, gestion de l’information. À la suite de mon parcours, j’ai toutefois choisi une quatrième voie, celle de l’édition savante, dont la coopération avec les bibliothèques universitaires est le plus souvent un critère de succès. Pour y parvenir, j’ai choisi de compléter un doctorat en communication afin d’étudier les nouveaux médias, tels que les réseaux sociaux et les blogues, employés pour favoriser la diffusion des publications savantes en libre accès.

Énoncé de vision

Par mes recherches, j’entends faire progresser le mouvement du libre accès en étudiant les impacts des nouveaux médias sur les modèles de la communication savante, et comment ces médias favorisent l’expansion du mouvement du libre accès.

Plan d’action

Mon objectif étant de travailler dans le domaine de l’édition savante et de définir les nouveaux médias de publication des articles scientifiques participant au mouvement du libre accès, ainsi que l’impact de ces médias sur le modèle de la communication savante, je dois établir mes points forts et les points à améliorer pour y parvenir. De plus, une observation des médias sociaux et autres outils du web 2.0, de ses opportunités et de ses risques me permettra d’établir un plan visant à optimiser mes chances de réussite. Pour ce faire, j’ai entrepris de faire une analyse SWOT personnelle, et de bâtir, à partir de celle-ci, des objectifs à réaliser dans les prochaines années pour parvenir à concrétiser mon plan de carrière.

Analyse SWOT personnelle

Analyse SWOT

Objectifs découlant de l’analyse SWOT personnelle

  1. Être admise au doctorat en communication
  2. Apprendre l’anglais de façon à être fonctionnelle dans un milieu professionnel anglophone.
  3. Créer un réseau de contacts. Communiquer avec des groupes de recherche qui utilisent les outils du web 2.0 pour diffuser leurs résultats et leurs articles.
  4. Établir un corpus de recherche me permettant d’effectuer une extraction de données significatives pour effectuer mon analyse.
  5. Établir une base de données avec les informations reçues dans le but de les analyser pour déterminer l’implication des outils du web 2.0 sur la communication scientifique et le libre accès.
  6. Consolider le résultat de mes analyses dans une thèse de doctorat.

Plan d’action détaillé

Plan d'action

 

Libre accès

Le libre accès est un mouvement qui s’inscrit à contre-courant du modèle traditionnel des publications scientifiques. Le modèle traditionnel consiste en la publication de revues savantes accessibles selon certaines conditions, notamment des frais d’abonnement pour accéder au contenu. Depuis quelques années déjà, les éditeurs commerciaux ont pris peu à peu le contrôle de l’édition savante, acquérant les revues ayant de forts facteurs d’impact (mesure d’évaluation de la visibilité d’une revue par un calcul des citations des articles qu’elle a publiés). Ce monopole a entrainé une augmentation considérable des frais d’abonnement aux revues scientifiques, ce qui a incité les bibliothécaires, premiers à constater la crise, a sonné l’alarme.

En réponse à cette restriction d’accès aux publications savantes, certains chercheurs ont commencé à publier leurs articles gratuitement sur internet. Pour bien circonscrire ce nouveau mouvement, les chercheurs se rassemblèrent pour édicter les fondements du libre accès, notamment à Berlin, Bethesda et Budapest (les 3B), statuant notamment que le libre accès se définissait comme l’accès libre, complet et gratuit à la production scientifique, sans autre prérequis qu’un ordinateur et une connexion internet.

Devant l’importance du phénomène de publication en libre accès, les éditeurs durent établir de nouveaux modèles économiques pour pouvoir assurer l’accès gratuit aux ressources, tout en couvrant leurs frais de publications. Parmi ceux-ci, deux s’opposent : le modèle coopératif et le modèle APCs. Dans le premier cas, le modèle coopératif, les éditeurs se regroupent et paient une cotisation annuelle pour obtenir des services de publication et de commercialisation de leur revue. Dans le cas où la coopérative serait lucrative, les profits sont redistribués aux éditeurs au prorata de leur cotisation. Dans le second cas, les APCs (Article Processing Charge), l’éditeur charge des frais de publication à l’auteur pour chaque article publié dans la revue.

Le libre accès aux publications scientifiques est un modèle encore en mouvement, et par conséquent, de nombreuses composantes restent à définir. J’ai toutefois eu l’opportunité d’apprendre à propos de ce mouvement et de ses concepts dans le cadre du cours ISI 5301 Information and Society, le cours ISI 6300 Special Topics in Information Studies-Open Access, ainsi que dans le cadre d’une expérience d’assistante de recherche pour un projet portant sur le modèle économique APCs, en cours à l’École des sciences de l’information.

Dans le cours ISI 5301 Information and Society, j’ai pu en apprendre davantage sur le modèle d’édition coopératif en étudiant le cas du Consortium Érudit, en effectuant un travail de recherche sur ce sujet. Ce consortium, soutenu par trois universités québécoises — Université de Montréal, Université Laval et Université du Québec à Montréal — rassemble des revues à teneur scientifique et culturel portant sur les lettres et les sciences sociales, publiées majoritairement en français. Les revues sont disponibles sur un site internet entretenu et hébergé par le consortium, et permettent aux éditeurs participants d’avoir une plus grande visibilité et d’accéder à des services technologiques (entretien des serveurs, mise en ligne des numéros). Ce modèle économique est très intéressant pour les éditeurs, puisqu’il leur permet de conserver leur indépendance d’édition tout en mitigeant les risques liés à la publication électronique (coût élevé du matériel, expertise technologique nécessaire, publicité et marketing dilué dans la masse des revues savantes). Comprendre ce modèle économique de la publication savante en libre accès m’a fait comprendre les réalités de la publication d’une revue indépendante, notamment les difficultés rencontrées lors de la mise en ligne et de la diffusion de leur contenu.

Lien vers le travail remis : Coopérative d’éditeurs – le cas d’Érudit

J’ai aussi suivi le cours ISI 6300 Special Topics in Information Studies qui portait spécifiquement sur le libre accès. Dans ce cours, j’ai pu approfondir mes connaissances sur le libre accès, plus particulièrement par l’accomplissement d’un travail de recherche sur les données ouvertes. En effet, une fois accepté le concept du libre accès des publications savantes dans le monde de l’édition et de la recherche, un nouveau domaine similaire tend à émerger : le partage des données sur lesquelles reposent les recherches publiées. L’ouverture des données offre de nombreux avantages pour la recherche, comme la possibilité de reproduire les processus de recherche dans un but de validation ou de préservation, de même que l’accélération de la recherche (les bases de données permettant l’analyse d’angle d’une problématique différent, le chercheur qui y a accès sans avoir à la constituer gagne un temps précieux). Ce phénomène est étudié depuis plusieurs années déjà, bien que peu de chercheurs y adhèrent encore aujourd’hui. La peur de la perte de la reconnaissance de la propriété intellectuelle et la sécurité des données sensibles y jouent pour beaucoup. Pour répondre à ces préoccupations, ainsi qu’à des inquiétudes portant sur la préservation à long terme de ces données, certains chercheurs ont créé des logiciels pour optimiser et faciliter la gestion de ces données ouvertes.

Pour effectuer ce travail de recherche, je me suis concentrée plus particulièrement sur un de ces logiciels : le Dataverse Network de Institute for Quantitative Social Science (IQSS), de l’Université Harvard. Ce logiciel et ses fonctionnalités m’intéressent parce qu’ils sont utilisés par le Scholar Portal pour gérer le partage des données des chercheurs des universités ontariennes affiliées à cette structure.

J’ai découvert que ce logiciel, par ses fonctionnalités, pourrait susciter l’intérêt des chercheurs par rapport au partage de leurs données. En effet, ce logiciel contient des options de sécurité pour les données, qui donnent aux chercheurs une latitude intéressante dans la gestion de leurs bases de données. Par exemple, les auteurs peuvent déterminer des conditions d’utilisation des données (offrant des options aussi vastes que l’accès complètement ouvert ou l’interdiction de consultation). Le logiciel crée aussi automatiquement des métadonnées lors du téléversement des données par l’auteur, lui attribuant de facto l’autorité sur ce contenu. Enfin, le système enregistre les données dans des formats d’archivage ouverts pour en optimiser la préservation. Ces éléments ne constituent que quelques fonctionnalités du logiciel, qui, une fois analysé, se révèle être très complet. De plus, ce logiciel est en code ouvert, ce qui favorise son utilisation par toute institution désirant gérer des données ouvertes. Par conséquent, il est très encourageant de constater que des spécialistes travaillent à la création d’outils aussi efficace pour favoriser ce mouvement du libre accès et en maximiser l’impact.

Lien vers le travail à venir

J’ai enfin acquis un précieux enseignement sur le libre accès et ses modèles économiques dans le cadre d’un travail comme assistante de recherche pour un projet portant sur les APCs, dirigé par la Professeure Heather Morrison. Je traite plus longuement de cette expérience dans la section Recherche & évaluation-Méthodologies.

Le libre accès est pour moi un sujet de grand intérêt. J’ai décidé de poursuivre mes études au doctorat afin d’en apprendre davantage sur ce mouvement et ses composantes. Les connaissances que j’ai tirées des travaux de recherche et de mon poste d’assistante de recherche me serviront tout au long de mon parcours doctoral (voir la section Plan de carrière pour plus d’information à ce sujet).

Références

Bernatchez, J. (2015). « Le libre accès aux publications scientifiques : référentiels, principes, normes et modalités », Documentation et bibliothèques, Vol. 61, No. 1, pp. 6-14. Repéré à http://www.erudit.org/revue/documentation/2015/v6/n1/1028999ar.html?vue=resume&mode=restriction

Barsky, E., Brosz, J. et Leahy, A. (2016). Découverte des données de recherches et écosystème du savoir au Canada. Repéré à https://portagenetwork.ca/fr/nouvelles/livre-blanc-exploration-des-donnees/

Crow, R. (2006). Publishing Cooperatives: An Alternative for Non-Profit Publishers. First Monday, Vol. 11, No. 9. Repéré à http://firstmonday.org/article/view/1396/1314

Guédon, J.C. (2001). In Oldenburg’s Long Shadow. Washington, D.C.: Association of Research Libraries.Repéré à http://www.arl.org/component/content/article/6/2598

King, G. (2007). « An Introduction to the Dataverse Network as an Infrastructure for Data Sharing ». Sociological Methods and Research 36, p. 173–199.

 

À propos de moi

IMG_0102Avant d’entreprendre la maîtrise en sciences de l’information, j’ai complété une maîtrise en littérature, avec une spécialisation en littérature latine. Au cours de ce cursus, j’ai eu la chance de me familiariser avec le monde de l’édition savante, puisque j’ai travaillé pendant trois ans, à titre d’assistante de recherche, à la publication de la revue Études littéraires, du département des littératures de l’Université Laval. C’est de cette expérience que je tire ma passion pour l’édition, et qui m’a incitée à m’inscrire à la maîtrise en sciences de l’information à l’Université d’Ottawa. Alors que je complétais le programme, j’ai eu de nouveau l’opportunité de participer à un projet de recherche, toujours à titre d’assistante de recherche, portant sur le libre accès, plus précisément sur les frais de traitement des articles (article processing charge APCs). Ces deux expériences, associées au cursus de la maîtrise en sciences de l’information, ont créé chez moi un désir très fort de participer à l’effort collectif de rendre accessibles les publications savantes, bien commun par excellence, à moindre coût, tout en favorisant une édition pérenne de ces contenus.