Résolution de problèmes

Lorsque nous travaillons à l’élaboration de projets, nous constatons que tout est en mouvance et se modifie au gré des apprentissages, des refus, des échecs. Bien sûr, les problèmes surviennent à tous moments lors du processus et il est de la responsabilité des personnes en charge du projet de trouver des solutions pour en assurer le succès. J’ai rencontré ce type d’exigence dans mon stage coop, notamment lors du projet Link rot.

Ma participation à ce projet était bien sûr à titre de stagiaire. J’avais donc une participation limitée dans le processus décisionnel. Toutefois, ma superviseure pensait qu’il était formateur pour moi d’assister à un maximum d’étapes de l’élaboration du projet Link rot et elle m’amenait avec elle chaque fois qu’elle le pouvait. J’ai donc participé à plusieurs rencontres, notamment avec les gestionnaires de la direction du recueil et la webmestre. Au cours de l’une de ces rencontres, ma superviseure et l’éditrice en chef tentaient de trouver une solution au problème soulevé par la mention légale nécessaire à la protection du droit d’auteur des documents. Certains documents devaient porter une mention indiquant les termes d’utilisations et les gestionnaires cherchaient un moyen de les intégrer fichiers d’archive.

J’assistais à la réunion à titre de spectatrice, mais puisque j’étais la personne chargée de tester les fonctionnalités du logiciel utilisé pour l’archivage des documents web et que j’en avais acquis une connaissance avancée, je proposais de modifier les documents en ajoutant la page d’avertissement à chacun d’eux. La suggestion fut acceptée par toutes les personnes se trouvant à la réunion. Lorsque ma superviseure informa la directrice du département de la décision, cette dernière refusa, argumentant qu’il s’agissait d’une mauvaise gestion de l’information. Après réflexion, nous en sommes venues à la même conclusion, puisque la manœuvre signifiait une duplication sans fin d’un même document. Nous avons alors discuté de l’option d’ajouter un hyperlien au document PDF menant à cette page d’avertissement. Cette suggestion a été retenue et c’est ce procédé qui est maintenant utilisé pour identifier aux usagers que le document est régi par les droits d’auteur.

J’ai retenu de cette expérience en résolution de problème deux principaux enseignements. D’abord, j’ai appris que la résolution de problème demandait des connaissances acquises par l’expérience. En effet, il ne fallut que quelques minutes à la directrice pour nous souligner nos erreurs et nous donner des pistes de solution. Les connaissances obtenues par le biais de la scolarité me guideront lors de situation nécessitant la résolution de problème, mais c’est en rencontrant plusieurs situations de ce type et en trouvant des solutions aux problèmes que je développerai des compétences concrètes dans ce domaine. Ensuite, j’ai compris qu’une résolution de problème efficace découle souvent d’un travail d’équipe, puisque chaque personne détient une expérience unique et peut contribuer à la solution en soulignant des angles différents.

Je retiens plus particulièrement ce dernier point pour mon plan de carrière. Une thèse de doctorat vient avec son lot d’embuches, et je pense qu’une étroite collaboration avec ma directrice de recherche, d’autres professeurs et mes collègues m’aideront à surmonter bon nombre d’entre elles.

Référence

Nars, P. (2011). La gestion de projet, 2e édition, Gaëtan Morin éditeur, Canada.

 

Plan de projet

La réussite d’un projet nécessite une planification minutieuse. Cette assomption peut sembler évidente, mais j’ai appris au cours de mon cursus scolaire et de mon stage coop à la bibliothèque de la Cour suprême qu’il n’en n’est rien. En effet, la planification de projet est un processus difficile et rigoureux qui doit être entrepris de façon sérieuse si l’on veut maximiser ses chances de succès. Il existe des outils pour y parvenir, que j’ai appris dans le cours SI 5705 Principes de gestion pour le professionnel de l’information et dans l’élaboration d’un projet d’inventaire lors de mon stage coop.

D’abord, dans le cadre du cours ISI 5705 Principes de gestion pour le professionnel de l’information, j’ai dû effectuer un plan de projet en équipe pour le Centre des ressources du Musée canadien de l’histoire. Cette organisation, dans le cadre de réformes, demandait des suggestions pour instaurer un nouveau service lui permettant d’atteindre ses objectifs, notamment d’être à la fine pointe de la diffusion des connaissances. Pour réussir ce projet, nous devions effectuer toutes les étapes nécessaires à une planification de projet professionnelle, et présenter les résultats de nos réflexions et de notre planification en trois parties.

Nous devions d’abord procéder à un état de la situation dans lequel nous dressions le portrait du Centre des ressources et nous exposions le besoin spécifique de même que la clientèle ciblée pour ce projet. Nous avons par la suite établi une liste préliminaire des projets qui nous semblaient les plus intéressants en lien avec le mandat et les objectifs du Centre des ressources et choisi celui qui nous semblait répondre le mieux aux besoins exprimés par le promoteur du projet. Nous avons choisi de proposer la refonte du moteur de recherche du Centre des ressources pour qu’il corresponde aux moteurs de recherche à facettes, plus facile d’utilisation et plus efficace pour repérer les ressources. Nous pensions qu’un moteur de recherche par facettes permettrait au Centre des ressources de mettre davantage en valeur sa collection virtuelle, puisqu’elle devenait ainsi plus facile à consulter. Nous avons par la suite développé plus en détail les composantes pertinentes pour le projet telles que les intervenants du projet, ses paramètres, ses contraintes de réalisation et une analyse des risques. Nous avons fait de nombreux apprentissages au cours de cette phase de notre travail, notamment l’importance de connaître l’organisation de même que chacun des intervenants du projet pour être en mesure de bien répondre aux besoins, instigateurs de la demande de plan de projet. Nous avons aussi compris la valeur d’une analyse de faisabilité dans ce type d’exercice pour s’assurer de répondre aux exigences du projet et ainsi, en augmenter les chances de réussite.

Nous avons ensuite constitué le plan du projet à l’aide d’outils de planification tels qu’un diagramme technique, un réseau de projet et un diagramme de Gantt. L’utilisation de ces outils nous a permis de mesurer la complexité de l’élaboration d’un projet et de prendre conscience des nombreuses données à considérer pour réaliser nos objectifs de la façon la plus efficace possible. Le diagramme de Gantt notamment nous a permis de réaliser comment les multiples étapes et les ressources doivent être coordonnées de façon à maximiser le rendement, en s’assurant qu’elles sont employées à leur plein potentiel. Cet apprentissage aura été ardu, le diagramme de Gantt nous ayant donné du fil à retorde.

Nous avons dû, enfin, défendre notre plan de projet devant les promoteurs afin de leur exposer de la façon la plus convaincante possible notre plan de projet, en mettant de l’avant la recherche et l’analyse faite pour appuyer nos arguments, démontrant ainsi le potentiel de réalisation du projet (Voir aussi les sections Organisation de l’information et Présentation orale).

Lien vers le travail remis : Travail final-Principes de gestion

J’ai eu la possibilité de mettre à profit les compétences acquises dans le cours ISI 5705 Principes de gestion pour le professionnel de l’information lors de mon stage coop à la bibliothèque de la Cour suprême du Canada. J’ai en effet pu réaliser un projet comportant une composante de planification avec les bons outils. Il m’a été demandé de produire un inventaire des enregistrements audio et vidéo des discours de tous les juges de la Cour suprême alors qu’ils siégeaient à cette Cour. Initié à la demande de la juge en chef, le projet initial se déclinait en trois phases : constituer une base de données comprenant l’information sur ces ressources, faire les démarches pour acquérir les ressources absentes de la collection de la bibliothèque et effectuer un plan de préservation pour cette collection. Je n’ai complété que la première phase, puisqu’il a été décidé au cours de mon stage que les deux autres phases ne constituaient pas un besoin immédiat.

J’étais la seule personne à travailler sur ce projet. J’ai donc eu à constituer un plan de projet que j’ai présenté à ma superviseure afin de le faire approuver. Parmi les avantages à travailler seule sur ce projet, avoir été témoin de toutes les étapes en est un important. En effet, avoir assisté à toutes les étapes me permettait de connaître parfaitement le projet et ses composantes, ce qui m’a donné une vue d’ensemble de ce dernier. Pour cette raison, non seulement je savais toujours à quelle étape je me situais, mais je pouvais aussi rectifier rapidement les processus qui ne me permettaient pas d’obtenir les résultats désirés.

Afin d’entreprendre mon projet de façon efficace, j’ai utilisé un calendrier des tâches détaillées, comprenant les étapes clés et les dates estimées de livraison, afin de garder un suivi sur les tâches à accomplir et les délais à respecter. L’objectif n’étant pas d’une grande complexité et ne nécessitant pas de gestion de budget, je n’ai pas eu besoin d’utiliser d’autres outils de la gestion de projets tels que l’organigramme technique, le réseau du projet ou l’organigramme de Gantt. En effet, la simplicité des tâches et le nombre restreint des membres de l’équipe (c’est-à-dire moi seule) permettaient d’obtenir des résultats efficaces en utilisant seulement le calendrier détaillé.

J’ai terminé ce projet — la grille Excel contenant la liste la plus exhaustive possible des enregistrements des discours des juges ayant siégé à la Cour suprême du Canada — en décembre 2016, juste avant la fin de mon stage coop. Ce projet ayant été initié dès les débuts de mon stage, il m’aura pris huit mois pour le terminer. Ce délai a largement dépassé mes premières estimations, puisque j’avais prévu finir l’inventaire à la fin du mois d’août. J’ai compris alors que mes estimations n’avaient pas été réalistes, et que je n’avais pas tenu compte de facteurs importants tels que le temps de réponse des organismes contactés de même que les courriels de rappel que j’ai dû envoyer. Cela m’a permis d’apprendre à être plus précise dans l’élaboration des phases d’un projet afin d’être le plus efficace possible et de ne pas négliger les facteurs de risques inhérents au projet (voir aussi à ce sujet la section Organisation de l’information).

Ces deux expériences m’ont enrichie de connaissances en planification et en gestion de projet et m’ont outillée pour mes projets de carrière futurs. Concevant la thèse de doctorat comme un projet d’envergure, j’envisage de dresser un plan de projet, comprenant des livrables et des délais, pour tenter de maximiser mon apprentissage au cours de ce processus. Bien sûr, ce plan de projet sera plus à l’image de celui que j’ai dû faire pour mon projet de stage que pour le cours « Principes de gestion », puisque je serai seule pour remplir la tâche et que la composante budget ne sera que peu envisagée. Je pense tout de même que l’exercice m’aidera à atteindre mon objectif.

Planification et résolution de problème

Le professionnel de l’information qui détient une maîtrise dans son domaine est souvent appelé à devenir un gestionnaire de l’organisation dans laquelle il travaille, puisque son cursus scolaire lui a fourni des outils pour développer ses aptitudes en planification et en résolution de problèmes. En effet, on attend d’une personne ayant complété un deuxième cycle universitaire d’avoir la capacité à réfléchir sur des notions données, à saisir une situation dans son ensemble, à sortir des sentiers battus, et à travailler en équipe. Toutefois, la planification et la résolution de problèmes sont des compétences qui nécessitent des connaissances acquises par la scolarité ou par l’expérience. Pendant mon cursus scolaire, j’ai eu la chance d’acquérir des connaissances dans ce domaine par ces deux biais.

Éducation et formation d’utilisateurs

Lors de la rédaction des processus d’archivage web, j’ai eu à tester les étapes en procédant à l’archivage des documents web cités dans les jugements de la Cour suprême. Pour accomplir ma tâche, j’ai utilisé le logiciel choisi par les gestionnaires de la bibliothèque et de la gestion de l’information, Acrobat pro, pour lequel j’ai acquis une connaissance approfondie. Pour cette raison, ma superviseure de stage m’a demandé d’effectuer la formation de ce logiciel aux personnes responsables de poursuivre le projet, soit les membres de la direction du recueil.

Si l’on exclut la visite de la bibliothèque, c’était la première fois que je devais effectuer une présentation devant une audience qui n’était pas constituée de pairs et de professeurs. J’étais chargée d’expliquer des notions à des personnes, mais sans être évaluée formellement pour mon contenu. Le principal indicateur de la réussite de ma communication ne serait donc pas une note, mais la compréhension des personnes venues assister à la formation. Avec la collègue chargée d’expliquer le projet, nous avons fait plusieurs répétitions devant nos gestionnaires pour nous assurer que notre présentation couvrait tous les points importants et pour retravailler les passages moins bien présentés.

Au cours de cette préparation, j’ai appris à adapter mon contenu aux destinataires, puisque ces derniers n’étaient ni spécialistes en sciences de l’information, ni spécialistes en gestion de documents selon les normes de l’archivage web, contrairement à l’audience devant laquelle j’avais l’habitude de présenter. De plus, j’étais si habituée au processus d’archivage, puisque je le faisais depuis plusieurs semaines déjà, que j’avais tendance à oublier d’expliquer certaines étapes. Ma superviseure, ayant une expérience certaine en formation, m’a montré comment bien déconstruire un processus afin de le faire comprendre le mieux possible.

Le jour de la formation, j’étais confiante parce que nous nous étions bien préparées et que nous avions eu tout le soutien des gestionnaires. Lors de la présentation, nous avons eu quelques questions des personnes présentes, ce qui nous a fait comprendre que notre présentation les intéressait. À la fin de la séance, nous avons offert des séances de formation pratique, au cours desquelles les membres de la direction du recueil allaient effectuer eux-mêmes les étapes pour détecter les endroits les moins clairs du processus. Tous les membres du recueil concernés par le projet ont assisté à ces formations pratiques, et nous ont fait savoir leur contentement par rapport aux formations reçues. Ils nous ont affirmé se sentir en mesure de compléter le processus à la fin des séances de formation.

Dans le cadre d’une carrière en enseignement, les apprentissages que j’ai faits en donnant de la formation lors de mon stage sont inestimables. En effet, présenter devant un auditoire général m’a appris le processus de vulgarisation nécessaire à un enseignement de qualité. De plus, j’ai compris, dans un contexte pratique, que la décomposition d’un problème peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. La compréhension de ces notions m’incitera à porter une attention particulière à la manière de disposer l’information que je voudrai communiquer, de façon à m’assurer de couvrir tous les points importants de la notion traitée.

Rédaction de rapports, d’essais et d’analyses critiques

Une autre compétence dont la maîtrise est essentielle au professionnel de l’information est la communication écrite. Cette dernière peut prendre plusieurs formes : compte rendu critique, rapport, procédure, dépliant éducatif, revue de la littérature, travail de recherche, etc. J’ai eu à rédiger, au cours des deux dernières années, plusieurs types de documents qui m’ont permis d’apprendre les exigences de différents formats et d’adapter ma rédaction en conséquence.

Au cours de ma formation scolaire, j’ai eu à rédiger différents types de travaux. Par exemple, dans le cours ISI 5304 Information Resource Discovery, j’ai eu à rédiger un essai portant sur un processus de recherche intitulé « La sérendipité en recherche d’information ». Pour réussir l’exercice, je devais d’abord lire un article portant sur cette théorie de recherche (la sérendipité) et en faire un compte rendu. Par la suite, j’avais la tâche de trouver deux articles portant sur cette théorie et d’expliquer l’approche de chacun des auteurs à propos de la sérendipité.

Le principal défi de ce travail de rédaction aura été la concision. En effet, il m’était demandé de résumer une théorie comportant de nombreux aspects, de même que deux articles scientifiques en 6 à 8 pages à double interligne. J’ai appris lors de la rédaction de ce travail à faire un choix de mots et d’expression en fonction de leur richesse sémantique pour être en mesure d’exprimer un maximum d’idées en un minimum de mots et ainsi être en mesure de répondre aux critères d’évaluation, notamment la complétude des composantes de la théorie étudiée.

Lien vers le travail remis : La sérendipité en recherche d’information

Un exercice que j’ai dû compléter dans le cadre de ma formation est une revue de la littérature que j’ai effectuée dans le cours ISI 6721 Archives et gestion des documents. Une revue de la littérature consiste en la lecture d’articles portant sur un sujet commun, dont on résume les principaux arguments en les confrontant les uns aux autres. Ce type de travail demande une compréhension fine des textes à l’étude pour être capable d’en extraire des thématiques communes dans lesquelles les auteurs exposeront des arguments parfois divergents. Les compétences en rédaction requises pour réussir une revue de la littérature sont la capacité de faire ressortir les nuances dans l’argumentation des auteurs, de circonscrire les idées les plus importantes à partir de plusieurs articles et être en mesure de situer sa propre argumentation au milieu de toutes ces données. L’apprentissage que j’ai tiré de ce travail est des plus pertinents pour mon plan de carrière parce que je devrai situer mon projet de recherche par rapport aux autres recherches effectuées sur ce sujet pour être en mesure d’en établir l’originalité. Ainsi, déjà connaître le processus rédactionnel d’une revue de la littérature me permettra de me concentrer sur son contenu.

Lien vers le travail remis : Revue des littératures

Enfin, j’ai aussi eu à rédiger des documents selon un format plus professionnel. Les documents professionnels se distinguent des documents scolaires, puisqu’il ne s’agit pas d’exposer ma compréhension d’un concept, mais plutôt d’exposer ma connaissance d’éléments utiles pour une organisation donnée en lien avec un problème/projet précis. J’ai eu l’opportunité de m’exercer à ce type de rédaction dans le cadre du cours ISI 6722 Préservation de l’information numérique, puisque le travail final consistait à recommander une approche de numérisation et de préservation d’une collection de la bibliothèque de Parc Canada. Pour ce faire, je devais analyser les besoins de l’organisme en fonction de ses capacités à produire une collection numérique à partir d’une collection papier déjà en sa possession. Je devais par la suite observer les risques liés au processus et en évaluer l’impact sur le projet tout en prenant en compte les contraintes de l’organisation, par exemple, le budget alloué pour la réalisation du projet. J’ai conclu cet exercice par des recommandations pour la numérisation de la collection en tenant compte de tous les éléments mentionnés plus tôt.

Dans la rédaction de ce travail, je devais d’abord montrer ma connaissance de l’organisation à qui j’allais faire des recommandations afin d’exprimer de façon claire les liens entre les recommandations et les besoins de l’organisation. Ensuite, je devais m’exprimer de façon claire et précise pour que mes potentiels lecteurs comprennent rapidement mon argumentation. Dans le cas contraire, je n’aurais pu soutenir leur attention ce qui aurait eu pour conséquence de rompre mon intention de communication. Enfin, il était nécessaire que j’appuie mes recommandations avec de la documentation fiable pour que les personnes lisant les recommandations perçoivent que mes recommandations étaient fondées sur les pratiques exemplaires des différents organismes reconnus du domaine de la préservation de l’information numérique.

Lien vers le travail remis : Travail final- Préservation de l’information numérique

L’enseignement que j’ai tiré de ce travail m’a fait comprendre l’importance d’appuyer mes arguments sur des sources fiables et reconnues par mon auditoire. J’ai pu mettre à profit ce précieux apprentissage lors de mon stage coop, ce qui m’a permis d’acquérir une certaine crédibilité dans la présentation d’information.

Un des projets que j’ai réalisés lors de mon stage à la bibliothèque de la Cour suprême du Canada est la rédaction d’un processus d’archivage web. Pour réaliser ce projet, j’ai étudié la question de l’archivage web pour en extraire les fondements, les pratiques exemplaires selon plusieurs organismes (dont le Secrétariat du Conseil du Trésor), et les logiciels utilisés pour procéder à ce type de manœuvre. Une fois ma documentation bien comprise, j’ai rédigé le processus en tentant de bien reprendre chacune des étapes nécessaires à la bonne réalisation de la tâche et en expliquant les raisons des pratiques suggérées (emplacement du stockage des documents, le logiciel utilisé). Une fois ce document rédigé, j’ai compris que, bien que complet et documenté, mon texte ne répondait pas à un besoin de l’utilisateur, à savoir expliquer clairement les étapes du projet. En effet, mes étapes se perdaient à travers tout le texte explicatif. J’ai donc composé un deuxième document, abrégé, dans lequel on retrouvait que les étapes, décrite de façon claire et efficace. J’ai donc répondu aux besoins de mes utilisateurs en modifiant mon processus de rédaction. Ce document fut fort utile, autant pour les usagers que pour moi-même. Il m’a d’abord aidé à éprouver le processus parce que j’ai pu déterminer avec l’usager les étapes pertinentes et celle qui nécessitaient une amélioration. Le document corrigé a ensuite été utilisé comme aide-mémoire par les personnes responsables d’effectuer la tâche (voir aussi les sections Préservation de l’information numérique et Éducation et formation).

Présentation orale

La présentation orale est un exercice scolaire ou professionnel consistant en la démonstration d’une connaissance d’un sujet donné par le biais de la communication orale. Pour que l’exercice soit bien réussi, il importe d’expliquer les concepts de manière logique et structurée afin de renseigner sur une notion donnée. Il existe plusieurs types de présentation orale (en classe, colloque, pour vendre un produit, pour présenter un projet, etc.) et chacun exige une méthode qui lui est propre.

Dans le cadre de la maîtrise en science de l’information, j’ai eu à effectuer des présentations orales traditionnelles (scolaires) au cours desquelles j’ai dû faire la démonstration que je maîtrisais la notion que je présentais. Dans le cours ISI 5301 Information and Society, par exemple, j’ai présenté les concepts de base du libre accès, en les analysant en lien avec la plateforme de diffusion de revues savantes et culturelles Érudit. Les auditeurs étaient tous des collègues des départements des sciences de l’information et de communication, ce qui m’a permis d’employer une terminologie précise, puisque tous avaient un bagage de connaissances similaire au mien.

Lien vers la présentation : La coopérative dans le milieu de l’édition savante : le modèle Érudit

Au cours de ma scolarité, j’ai aussi eu à produire des présentations orales qui exigeaient un format différent, puisqu’il s’agissait de commandes plus professionnelles. Deux projets, plus particulièrement, m’ont permis d’acquérir des compétences dans ce type de présentation : la présentation d’un plan de projet dans le cours ISI 5705 Principes de gestion pour le professionnel de l’information et l’énonciation de nos recommandations d’un système de gestion des documents et des archives, subséquentes à une analyse des besoins d’une organisation dans le cours ISI 6721 Archives et gestion des documents. Dans les deux cas, j’ai eu à faire la preuve, par le biais de la communication orale en équipe, de ma compréhension des besoins informationnels d’organisations qui sollicitaient nos services pour établir un plan d’action pour améliorer leur gestion de l’information. Ces personnes n’étant pas des professionnels de l’information (au moins dans un cas), j’ai dû définir les concepts propres à ce domaine pour optimiser le processus communicationnel. En plus de démontrer ma compréhension des besoins de ces organisations, j’ai aussi eu à les convaincre de la pertinence de nos recommandations, ce qui a exigé d’autres compétences communicationnelles telles que la persuasion. Enfin, j’ai dû faire preuve de connaissance dans le domaine présenté afin d’obtenir une crédibilité professionnelle, me permettant d’obtenir l’attention de l’auditoire.

Lien vers la présentation : Présentation FCFA

Lien vers la présentation : Présentation_plan_de_projet

Ces deux types d’exercices m’auront aidée à développer mes aptitudes en communication orale, aptitudes auxquelles j’ai eu recours dans le cadre de mon stage coop à la bibliothèque de la Cour suprême. Ma superviseure m’a, en effet, assigné la responsabilité, en collaboration avec une collègue, d’effectuer une visite de la bibliothèque lors de l’activité « Take your kids at work », au cours de laquelle il est possible, pour des jeunes de troisième secondaire, de visiter pendant une journée, l’un des ministères de la fonction publique fédérale et d’en apprendre plus sur son fonctionnement. La Cour suprême participe à cet événement et plusieurs de ses départements organisent des activités dans le cadre de cette journée.

Pour remplir cette tâche, nous avons dû réfléchir à notre public cible et à ses intérêts. En effet, la visite d’une bibliothèque, aussi belle soit-elle, n’est pas nécessairement une activité qui intéresse tous les adolescents. Nous avons opté, après quelques discussions, pour un mode de présentation interactif et pour un contenu ancré dans la pratique.

Concrètement, nous avons élaboré notre visite en la liant étroitement avec les autres activités auxquelles les jeunes allaient participer, notamment l’audience à laquelle ils allaient assister avant de visiter la bibliothèque. La cause qu’ils entendaient était très intéressante, puisqu’elle relevait du droit criminel et plus précisément de la validité de la preuve dans le cas d’une perquisition sans mandat. Les arguments présentés par la défense relevaient de la Charte des droits et libertés et du Code criminel. Enfin, un guide de la cause avait été rédigé par un membre de l’équipe de référence, dans lequel on retrouvait de la doctrine suggérée pour les auxiliaires juridiques.

La cause, et plus particulièrement ses composantes juridiques et informationnelles, a donc façonné la visite de la bibliothèque. À mesure que nous évoluions à travers les salles de la bibliothèque, nous leur avons montré la Charte des droits et libertés, et plus précisément l’article traité pendant l’audience (salle de la jurisprudence). Nous leur avons expliqué ce qu’était le Code criminel et montré les sections en lien avec la cause (salle de la législation). Enfin, nous avons exposé des études suggérées par l’équipe de référence pour compléter les informations nécessaires à la compréhension de la cause (salle de la doctrine). Nous désirions exposer à ces jeunes, par un exemple concret, comment l’information juridique qu’ils apprenaient à l’école, par exemple la Charte, avait une implication concrète dans le fonctionnement de la société. Nous avons aussi mis en lumière la participation des bibliothécaires dans le fonctionnement de la Cour suprême, et par conséquent, dans le processus judiciaire du pays.

Pour nous assurer de l’attention de notre auditoire, nous avons rendu la visite la plus interactive possible en leur posant des questions et en les invitant à faire de même à de nombreuses reprises. Leur poser fréquemment des questions s’est révélé être une méthode concluante, puisque les étudiants répondaient d’emblée à nos questions. Nous sentions que nous avions leur attention, pour la plupart. Nous n’avons toutefois reçu aucune question de leur part en retour ce qui nous a fait penser que, peut-être, nous n’avions pas rempli complètement notre mandat, qui était de présenter de façon intéressante pour un groupe d’étudiants du secondaire les principales caractéristiques et raisons d’être de la bibliothèque de la Cour suprême du Canada. Ma superviseure, qui avait assisté à la présentation, semblait toutefois satisfaite de la présentation que ma collègue et moi-même avions préparée.

Des compétences en communication orale similaires me seront nécessaires dans le cadre de mon plan de carrière, puisque la diffusion des résultats de recherche d’un doctorant chercheur passe, entre autres, par la communication orale, notamment dans le cadre de colloques et d’examens (examen de synthèse, soutenance de thèse). De plus, l’une des tâches d’un chercheur affilié à une université est de promulguer un enseignement de qualité, qui s’effectue, entre autres choses, par le biais de la communication orale. Il importe donc que je continue de peaufiner mes compétences dans ce domaine.

Communication

L’objectif du professionnel de l’information, peu importe la branche de spécialisation qu’il a choisie, est de répondre aux besoins informationnels d’autrui. Cet aspect relationnel des sciences de l’information nécessite, pour le professionnel de l’information, la capacité de communiquer efficacement, par écrit ou oralement, afin que le résultat de ses travaux soit transmis efficacement aux personnes concernées. Il transmettra des informations qu’il aura été chargé de trouver, et ce, à l’aide de médias de plus en plus diversifiés (en personne, par téléphone, par courriel, via un blogue ou un logiciel de gestion des références, etc.). Il effectuera également de la formation, et il développera des compétences dans les domaines des technologies de l’information qui contiennent la plupart du temps une plateforme de communication et de collaboration. Le professionnel de l’information adaptera par ailleurs sa communication selon le public et les technologies à sa disposition. Cette compétence est donc primordiale à développer dans le cadre d’une maîtrise en sciences de l’information.

J’ai eu de nombreuses opportunités au cours de mon cursus scolaire et de mon stage pour optimiser mes capacités de communication.

Les sections que vous trouverez dans cette catégorie:

Présentation orale

Rédaction de rapports, d’essais et d’analyses critiques

Éducation et formation.