Présentation orale

La présentation orale est un exercice scolaire ou professionnel consistant en la démonstration d’une connaissance d’un sujet donné par le biais de la communication orale. Pour que l’exercice soit bien réussi, il importe d’expliquer les concepts de manière logique et structurée afin de renseigner sur une notion donnée. Il existe plusieurs types de présentation orale (en classe, colloque, pour vendre un produit, pour présenter un projet, etc.) et chacun exige une méthode qui lui est propre.

Dans le cadre de la maîtrise en science de l’information, j’ai eu à effectuer des présentations orales traditionnelles (scolaires) au cours desquelles j’ai dû faire la démonstration que je maîtrisais la notion que je présentais. Dans le cours ISI 5301 Information and Society, par exemple, j’ai présenté les concepts de base du libre accès, en les analysant en lien avec la plateforme de diffusion de revues savantes et culturelles Érudit. Les auditeurs étaient tous des collègues des départements des sciences de l’information et de communication, ce qui m’a permis d’employer une terminologie précise, puisque tous avaient un bagage de connaissances similaire au mien.

Lien vers la présentation : La coopérative dans le milieu de l’édition savante : le modèle Érudit

Au cours de ma scolarité, j’ai aussi eu à produire des présentations orales qui exigeaient un format différent, puisqu’il s’agissait de commandes plus professionnelles. Deux projets, plus particulièrement, m’ont permis d’acquérir des compétences dans ce type de présentation : la présentation d’un plan de projet dans le cours ISI 5705 Principes de gestion pour le professionnel de l’information et l’énonciation de nos recommandations d’un système de gestion des documents et des archives, subséquentes à une analyse des besoins d’une organisation dans le cours ISI 6721 Archives et gestion des documents. Dans les deux cas, j’ai eu à faire la preuve, par le biais de la communication orale en équipe, de ma compréhension des besoins informationnels d’organisations qui sollicitaient nos services pour établir un plan d’action pour améliorer leur gestion de l’information. Ces personnes n’étant pas des professionnels de l’information (au moins dans un cas), j’ai dû définir les concepts propres à ce domaine pour optimiser le processus communicationnel. En plus de démontrer ma compréhension des besoins de ces organisations, j’ai aussi eu à les convaincre de la pertinence de nos recommandations, ce qui a exigé d’autres compétences communicationnelles telles que la persuasion. Enfin, j’ai dû faire preuve de connaissance dans le domaine présenté afin d’obtenir une crédibilité professionnelle, me permettant d’obtenir l’attention de l’auditoire.

Lien vers la présentation : Présentation FCFA

Lien vers la présentation : Présentation_plan_de_projet

Ces deux types d’exercices m’auront aidée à développer mes aptitudes en communication orale, aptitudes auxquelles j’ai eu recours dans le cadre de mon stage coop à la bibliothèque de la Cour suprême. Ma superviseure m’a, en effet, assigné la responsabilité, en collaboration avec une collègue, d’effectuer une visite de la bibliothèque lors de l’activité « Take your kids at work », au cours de laquelle il est possible, pour des jeunes de troisième secondaire, de visiter pendant une journée, l’un des ministères de la fonction publique fédérale et d’en apprendre plus sur son fonctionnement. La Cour suprême participe à cet événement et plusieurs de ses départements organisent des activités dans le cadre de cette journée.

Pour remplir cette tâche, nous avons dû réfléchir à notre public cible et à ses intérêts. En effet, la visite d’une bibliothèque, aussi belle soit-elle, n’est pas nécessairement une activité qui intéresse tous les adolescents. Nous avons opté, après quelques discussions, pour un mode de présentation interactif et pour un contenu ancré dans la pratique.

Concrètement, nous avons élaboré notre visite en la liant étroitement avec les autres activités auxquelles les jeunes allaient participer, notamment l’audience à laquelle ils allaient assister avant de visiter la bibliothèque. La cause qu’ils entendaient était très intéressante, puisqu’elle relevait du droit criminel et plus précisément de la validité de la preuve dans le cas d’une perquisition sans mandat. Les arguments présentés par la défense relevaient de la Charte des droits et libertés et du Code criminel. Enfin, un guide de la cause avait été rédigé par un membre de l’équipe de référence, dans lequel on retrouvait de la doctrine suggérée pour les auxiliaires juridiques.

La cause, et plus particulièrement ses composantes juridiques et informationnelles, a donc façonné la visite de la bibliothèque. À mesure que nous évoluions à travers les salles de la bibliothèque, nous leur avons montré la Charte des droits et libertés, et plus précisément l’article traité pendant l’audience (salle de la jurisprudence). Nous leur avons expliqué ce qu’était le Code criminel et montré les sections en lien avec la cause (salle de la législation). Enfin, nous avons exposé des études suggérées par l’équipe de référence pour compléter les informations nécessaires à la compréhension de la cause (salle de la doctrine). Nous désirions exposer à ces jeunes, par un exemple concret, comment l’information juridique qu’ils apprenaient à l’école, par exemple la Charte, avait une implication concrète dans le fonctionnement de la société. Nous avons aussi mis en lumière la participation des bibliothécaires dans le fonctionnement de la Cour suprême, et par conséquent, dans le processus judiciaire du pays.

Pour nous assurer de l’attention de notre auditoire, nous avons rendu la visite la plus interactive possible en leur posant des questions et en les invitant à faire de même à de nombreuses reprises. Leur poser fréquemment des questions s’est révélé être une méthode concluante, puisque les étudiants répondaient d’emblée à nos questions. Nous sentions que nous avions leur attention, pour la plupart. Nous n’avons toutefois reçu aucune question de leur part en retour ce qui nous a fait penser que, peut-être, nous n’avions pas rempli complètement notre mandat, qui était de présenter de façon intéressante pour un groupe d’étudiants du secondaire les principales caractéristiques et raisons d’être de la bibliothèque de la Cour suprême du Canada. Ma superviseure, qui avait assisté à la présentation, semblait toutefois satisfaite de la présentation que ma collègue et moi-même avions préparée.

Des compétences en communication orale similaires me seront nécessaires dans le cadre de mon plan de carrière, puisque la diffusion des résultats de recherche d’un doctorant chercheur passe, entre autres, par la communication orale, notamment dans le cadre de colloques et d’examens (examen de synthèse, soutenance de thèse). De plus, l’une des tâches d’un chercheur affilié à une université est de promulguer un enseignement de qualité, qui s’effectue, entre autres choses, par le biais de la communication orale. Il importe donc que je continue de peaufiner mes compétences dans ce domaine.

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